Historique du dopage
L'homme a toujours cherché à se détacher des autres en améliorant ses performances par des moyens artificiels. En effet, les premières notions de dopage datent de l'Antiquité, les athlètes grecs utilisaient des plantes capables d’accroître leur énergie physique et psychique, par exemple, ils consommaient les feuilles de sauge pour leurs propriétés tonique. Dans ce même objectif, d'autres populations comme les indigènes d’Amérique du Sud mâchaient les feuilles de coca, les africains mangeaient la noix de kola et les chinois se nourrissaient de la racine de ginseng.
Néanmoins cette forme de dopage n'a rien de comparable au dopage moderne. Le dopage à proprement dit, c'est à dire l'utilisation illicite de drogues à bases de substances de synthèses dans le but de décupler les performances, voit le jour dans les années 50. Les sympathomimétiques sont les premiers produits à être identifiés comme produits dopants, ils accélèrent la fréquence cardiaque, dilatent les bronchioles, et aident en général à une contraction des vaisseaux sanguins, ce qui améliore efficacement les performances du corps humain dans un contexte d'effort intense. Ce sont les jeux Olympiques de Rome, en 1960 avec la mort du cycliste danois Knud Enemark Jensen dût à une consommation excessive de Ronicol (une amphétamine), au cours des 100 km contre la montre par équipe qui poussera le Comité International Olympique (CIO) à officialiser les contrôles anti-dopage. C'est ainsi que les premiers contrôles ont étaient effectués dès les Jeux Olympique d'été de Mexico en 1968.
Le dopage même avec la création de l'AMA (agence mondiale anti-dopage, le 10 Novembre 1999) et de l'AFLD (Agence française de lutte contre le dopage, en 2006) ne désemplie pas, aux contraires les affaires de dopage se multiplient. Les plus médiatiques sont en cyclisme avec l'affaire Puerto : opération de dopage organisé par le docteur Fuentes, révélée au printemps 2006), l'affaire Festina et le scandale du THG , stéroïde anabolisant indétectable dans les échantillons d'urine (Juillet 1998). De nombreux sportifs célèbres voient leur carrière s'effondrer grâce aux contrôles anti-dopage qui révèlent au public des traces de produits dopants dans leur organisme, voici une liste de quelques sportifs : Pantani (1999), Floyd Landis (2006), Rico (2008), Vinokourov (2007), Marion Jones et Tim Montgomery (2004), Kelli White (2003), Tom Simpson (1967), Carl Lewis et Ben Johnson (1988), Diego Maradona (1994), Richard Virenque (1998), Michelle Smith (1998), Linford Christie (1999), Dwain Chambers (2004), Tyler Hamilton (2005), Jan Ulrich et Ivan Basso (2006).
Plus récemment, les suspicions de dopage sur le cycliste espagnol triple vainqueur du tour de France Alberto Contador s'intensifient, il aurait pris du clenbuterol (anabolisant).
Les produits dopant sont nombreux : EPO, hormones de croissance, amphétamines, stéroïdes anabolisant… Il ne faut pas oublier « le dopage technologique » qui est inhérent dans le sport. On peut citer comme exemples : en natation, l'affaire des combinaison en polyuréthane (récemment interdites) et l'affaire d'assistance électrique dans le cadre du vélo de Fabian Cancellara (affaire démentie par celui-ci). Mais alors, demain la thérapie génique ? Jusqu'où iront les tricheurs ?
Comme on le sait, ces produits dopants sont très dangereux pour la santé. Les effets secondaires sont nombreux : stress, agressivité, insomnie, dépendance... Ils peuvent même provoquer des problèmes cardio-vasculaires et des cancers, ce qui peut conduire à la mort. Mais alors pourquoi certains sportifs prennent-ils encore ce risque ? Quelles motivations ont-ils ?
Les causes du dopage
Bien sur, il y a des sports où les enjeux financiers sont tels que cela poussent les sportifs à tricher. Il est certains que l'argent est une des grandes motivations du dopage, mais de nombreuses enquêtes ont démontré que ce qui pousse réellement les sportifs de haut niveau à se doper sont la compétition au sens large (contre des adversaires ou contre soi-même) et la médiatisation.
Le sport permet à certains sportifs de s'échapper de la pauvreté. Certains de ces athlètes qui ont vécu tellement de difficultés, ne veulent pas rentrer dans l'anonymat quand les résultats sont en baisse. C'est alors qu'ils en arrivent jusqu'à utiliser des produits illicites pour retrouver leur niveau ou pour être meilleur que les autres. Par exemple, Ben Johnson (athlète exclu pour dopage des JO de 1988) explique son acte :
« Enfant, je voulais battre mes camarades pour être le plus fort. Cela n'a rien à voir avec l'argent, la gloire. Lorsqu'on vient d'où je viens, il faut se battre pour vivre, donc être le plus fort. » [L'Équipe, 19.10.1994].
Les sportifs veulent voir leur gloire et leur célébrité au sommet et la médiatisation en est le moyen. Jean-Marie Leblanc (directeur du Tour de France de 1989 à 2005) nous fait par de son avis :
« Je suis de ceux qui, depuis toujours, pour avoir été petit champion et petit coureur, affirment que l'argent n'est jamais la motivation première. Je ne connais pas un coureur cycliste qui, la veille d'un championnat de France, n'ait rêvé d'être champion de France ; qui, à la veille d'un Paris-Roubaix, n'ait rêvé de gagner Paris-Roubaix.
Et on ne rêve pas de gagner Paris-Roubaix pour les 50 000 francs qui sont à la clef, on rêve de gagner Paris-Roubaix pour avoir son nom dans le journal, pour passer à la télévision, pour avoir des admirateurs. » [dans Les Cahiers de Médiologie : la bicyclette, 1998, n° 5]
Néanmoins de nombreux cas de dopage ont été avérés dans des sports peu médiatique où le gain de la compétition ne rapporté que très peu d'argent. Jean-Marie Leblanc explique cela : « Ce n'est pas non plus une question d'argent, on sait très bien que les culturistes se dopent alors qu'il n'y a pas d'argent en jeu dans leur sport. Pour moi, le dopage est lié à l'esprit de compétition exacerbé, au doute qui envahit parfois un athlète qui ne marche pas ou qui considère qu'un autre marche mieux que lui. Quand il y a doute, il y a souvent faiblesse et tentation. C'est inhérent à l'esprit sportif exacerbé.’ »[La France Cycliste, 11.06.1999]
Il y a aussi le sport amateur qui est touché par le dopage et là aussi l'argent n'est pas l'élément déclencheur.
En effet, quand on débute le sport, souvent l'argument que l'on donne au jeune sportif qui perd est : « l'important c'est de participé ! ». Mais il est évident que pour quiconque quand on s'engage dans une compétition, le but premier et de la remporter, car le fait de gagner apporte de la joie, de la satisfaction, du bonheur intense, de l'euphorie, de la reconnaissance, de la fierté... Rien que pour ces moment exceptionnels, le fait de vouloir gagner à tout prix peut-être envisagé. C'est surement pour cela que des sportifs amateurs en arrive à se doper.
Comment empêcher le dopage quand on sait que les causes sont très variées ? La lutte anti-dopage est une voie d'amélioration, mais même avec le nombre important de fraudeurs pris sur le fait, le dopage continu... Faut-il en arriver à autoriser le dopage ? La triche l'emporterais alors sur les vrais valeurs du sport.
lien :
http://www.sports.gouv.fr/index/sport-sante-et-prevention/prevention-et-lutte-contre-le/
http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/sports/dopage.htm
https://www.afld.fr/ agence française de lutte contre le dopage

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire